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Combines mesquinesLe chef de l’Etat en est bien conscient, son entourage immédiat n’est pas nickel. Pire encore, dans les arcanes du Palais, au sein du gouvernement et dans sa propre formation politique, tout le monde n’est pas digne de confiance. On en arrive à penser que le Palais est mis sur écoute, tant tout ce qui s’y passe, se déverse dans la minute qui suit sur la place publique. Via un réseau de journaux. Les entretiens et les audiences du chef de l’Etat, n’ont plus rien de privé
. Des délateurs et colporteurs insoupçonnés sont toujours à l’affût, pour se répandre goulûment dans la presse. Les ragots servis récemment à propos du ministre d’Etat, Ousmane Ngom, n’ont d’ailleurs pas manqué de mettre le président de la République dans tous ses états, lors de la dernière réunion du conseil des ministres. C’est que l’entourage du président est devenu pire qu’une arène de lutte. Et l’on n’hésite pas à donner des coups en bas de la ceinture, pour liquider l’épouvantail qui se dresse devant soi. Des adversaires politiques potentiels. Et à ce jeu, les néophytes, adeptes du papillonnage, nouvellement arrivés dans les lambris bleus, se révèlent être de cupides caïds. Ces mercenaires des temps modernes, aux talons éculés par les allers-retours dans les formations politiques. Sans jamais parvenir à se faire inviter à la table du roi. Aujourd’hui, comme des orties au milieu d’un jardin fleuri, ils manœuvrent dangereusement pour se faire une place de choix auprès du maître de céans. Des renégats politiques, qui n’ont pas hésité à porter le coup de boutoir à leurs anciens mentors, pour s’arroger les faveurs de la Cour. Et tant pis pour les collaborateurs du président de la République, trop tendres. Ceux-là qui passent pour des agneaux dans cette jungle pour fauves féroces. Ils sont immolés sur l’autel du sacrifice, sans aucune forme de procès. Leur seul tort, ne pas avoir été bien formés à l’école des grands penseurs de l’intrigue. Ne pas avoir assimilé les techniques appropriées pour sortir indemnes de ce « lambi golo » destructeur. Et tant pis si des wadistes convaincus, prêts à défendre les idées du maître au péril de leur vie, sont écrabouillés sans aucune retenue par ces gredins, à l’apparence seulement, civilisés. Pour ces imposteurs éhontés, être à la place de l’autre n’est nullement gênant. Dans leur prosélytisme larbin, ils tissent leur toile. Manipulent, complotent et écrasent ceux qui obstruent leur passage vers les marches du pouvoir. Sans scrupule aucun. Sans état d’âme. Ces goinfres insatiables ne pensent qu’à s’en mettre plein la panse. Avec une imagination fertile, ils s’attirent les faveurs du chef de l’Etat, qu’ils ne cessent de tromper. L’un de ces champions des combines mesquines, a réussi dernièrement à se faire servir une nouvelle part de gougère par le président de la République. Tant pis si cette portion à déguster a été retirée à un de ses « frères », parce qu’on est allé crier sa faim auprès du Père. Loin de nous l’idée de remettre en cause la première prérogative du chef de l’Etat, qui consiste à choisir les hommes devant composer son équipe. Mais, que les seuls critères de compétence - et peut-être de mérite - dictent ces choix. Il ne s’agit pas non plus de fermer la porte à des « transhumants » trop ambitieux, nous disons simplement qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient. Mais puisque le temps est l’ennemi de l’usurpateur, il arrivera un jour où le Maître reconnaîtra les siens. Vivement ce moment !
Bassirou Seck © lemessagersn. info
11/08/2010
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