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Vendredi blanc

Le M 23 prévoit, aujourd’hui, d’éveiller le chat blanc de la paix qui dort, oubliant que la République comporte les mécanismes de sa propre défense. Qui se sert de l’épée périra par l’épée et les pierres se retourneront contre ceux qui les jettent. Avec la disparition des délestages du paysage dakarois, ils constateront, à leurs dépens, que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts réalisés par le gouvernement de Wade depuis 2000. Et qui crèvent les yeux des jaloux.

Kocc

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27/01/2012




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Edition du Vendredi 27 Janvier 2012

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27/01/2012

Edition du Jeudi 26 Janvier 2012

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26/01/2012



Les racoleurs de la République

Relève générationnelle au sein de la classe politique sénégalaise ! Le président Abdoulaye Wade ne l’aurait-il pas dit, qu’elle aurait forcément lieu. Les Sénégalais nés avec l’indépendance de notre pays, et qui vont aujourd’hui sur leur demi-siècle d’existence, n’ont connu que cette clique politique. Marquée par la fin sibylline des idéologies.

De toutes les idéologies. Mensonges de gauche, ils sont tous de droite. Au Sénégal, l’idéologie politique a été irrémédiablement caduque avec la fin du magistère de Léopold Sédar Senghor. Depuis lors, sur le champ politique, on sait qui est qui et qui a fait quoi. Le président Abdoulaye Wade aurait-il épousé à la lettre les théories de John Meynard Keynes qu’il ne figurerait jamais comme ministre d’Etat dans le gouvernement du président Abdou Diouf. A dire vrai, le président Abdoulaye Wade a toujours été un travailliste avec des armes carrément à gauche. Sans jamais avoir été convaincu par Lénine, il a toujours été plus à l’aise avec celui-ci, qu’avec Keynes. Sur le plan de l’idéologie politique, où faut-il situer tous ces autres qui se bousculent actuellement sur le champ politique ? Tous ceux-là qui y sont depuis bientôt un siècle ?

Nulle part ailleurs. Pour la simple raison qu’ils sont tous des situationnistes. Dans les faits, ce n’est pas feu Me Babacar Niang dit Mbaye qui a donné le dégoût de la politique à feu Cheikh Anta Diop. C’est quand il a compris que les communistes étaient prêts à s’allier même avec le diable, pour le pouvoir, qu’il a tiré sa révérence de l’arène politique, après le fameux meeting de Pikine Tally Boumack. Pour preuve, à cette époque, le magistrat Ousmane Camara qui figurait parmi les plus irréductibles militants du Pai originel, avait fini par être le serviteur dévoué de feu léopold Sédar Senghor. Des témoignages faisant foi ont démontré que, sans son concours, jamais les bases politiques clandestines du premier parti communiste d’Afrique de l’ouest n’auraient été démantelées. Lors de la mémorable alternance politique de 2000, seul Djibo Kâ a développé des réminiscences de gauche. Peu de gens avait compris sa spectaculaire volte-face en faveur du président Abdou Diouf. C’est parce qu’étant un socialiste de conviction, il avait des appréhensions à s’allier avec le président Wade, un allié donné comme étant un libéral. D’ailleurs, des années après, il n’a eu de cesse de se battre pour la réunification de la gauche sénégalaise, ignorant que celle-ci était morte de sa belle mort.

D’ailleurs, dans cette chronique, nous l’avions déjà rappelé, toute l’histoire de la gauche sénégalaise n’a été qu’une succession de trahisons, de coups bas. Les familles de feus Seydou Cissokho et Mahmout Diop, le coup d’état d’Abdoulaye Bathily contre le charismatique Babacar Sané, en sont les dernières illustrations en date. Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Ahmat Dansokho, Landing Savané, Madior Diouf, tous les autres alliés qui ont pesé électoralement pour l’éviction du régime Ups/Ps, se sont avérés être des nostalgiques du parlementarisme politique. Du bicéphalisme à la tête de l’Etat. Oubliant que depuis l’éclatement de la Fédération du Mali et les évènements de 1962, le bicéphalisme politique n’a nullement réussi au Sénégal et n’a nullement prospéré en Afrique. Alliés au pouvoir et dans un régime présidentiel ? N’est-ce pas une vraie gageure ? Cela nécessite énormément de tact, de doigté. Justement, c’est cela qui a manqué aux alliés du président Abdoulaye Wade en 2000. Pourtant, pour des dossiers qui sont encore là, le président Abdoulaye Wade jouerait-il à Machiavel Nicolas, qu’il pourrait, tous, les faire déferrer devant les tribunaux.

Lors du mémorable ‘’Tassaro’’ de ‘’Benno’’, Moustapha Niasse a publiquement mis en exergue son ambition démesurée, en disant que c’est ‘’ président de la République’’ ou rien. Argumentant qu’il a déjà occupé les fonctions de Premier ministre, de secrétaire général et d’on ne sait encore plus quoi. Puisse Dieu épargner le Sénégal, notre pays, du fiel corrosif et de la haine mortelle de cet homme-là ! Lui - comme beaucoup d’autres parmi la clique figurant sur le champ politique sénégalais depuis près d’un siècle - s’est enrichi grâce aux strapontins de l’Etat. Que sont devenues les actions de Moustapha Niasse dans la société Itoc ? Comment les a-t-il eues ? Il y a quelques années à Chine Taïwan, certains hommes d’affaires circulaient à travers la planète avec des passeports diplomatiques sénégalais. Moustapha Niasse était le tout puissant ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères. A-t-on jamais établi ses responsabilités dans cette affaire ? Quid des bateaux de pétrole offerts par l’Etat du Nigéria ? Ousmane Tanor Dieng ne doit son actuelle mainmise sur le parti néo socialiste qu’à sa proximité avec feu Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf. Au temps de sa toute puissance, il a maintes fois fait preuve d’extrême légèreté en matière de gestion financière. Dans les faits, c’est lui, Ousmane Tanor Dieng, la seule et vraie cause de la déliquescence du parti néo socialiste.

Encore que, jusqu’ici, il na rien dit sur le magot à lui confié par le président Abdou Diouf. D’ailleurs, ici et là, l’on dit que ce dernier ne lui parlerait plus. Landing Savané, Abdoulaye Bathily et Amath Danskho sont de vrais monarques de gauche. Combien d’années à la tête du Pit avant qu’Amath Dansokho, malade, ne transmette le flambeau à Maguatte Thiam ? Lequel, d’ailleurs, ne gérerait rien sans lui ! Rêvant d’un poste de Premier ministre qui le ferait passionnément saliver, Abdoulaye Bathily caracole depuis des décennies à la tête de la Ld/Mpt. Depuis qu’il a bassement comploté contre feu Babacar Sané. Après l’an 2000, dans certains ministères, il y a eu des casseroles autour des licences de coupes de bois. Combien de millions de francs Cfa ont été encaissés avant qu’on le fasse permuter de ministère ? Après plus de quarante années à la tête d’AJ/Pads, Landing Savané a réussi la prouesse d’éclater ‘’son parti’’ d’anciens maoïstes. Entre guillemets, parce que des proches du couple soutienent mordicus que c’est leur affaire et qu’il s’agit de tout sauf d’un parti véritablement structuré. Récemment, Landing Savané a eu à déclarer que sans feu Serigne Salikh Mbacké, il n’aurait jamais eu de maison. On peut en douter.

A moins que l’appartement à Sicap Mermoz ne lui appartienne pas. Sans compter les secrets confiés par certains fonctionnaires ayant officié dans les ministères à lui confiés. Pour dire que si Mamadou Diop Decroix versait dans certaines révélations, (heureusement qu’il est un vrai homme d’Etat), lui, Landing Savané se verrait subitement à l’étroit dans le landerneau politique. Est-il utile de parler de Madior Diouf ? Vrai qu’il fut un disciple de feu Cheikh Anta Diop. Mais le dilemme de cet homme, c’est qu’il aime la politique, qui ne l’a jamais aimé. Par manque notoire de charisme. De cette clique politique, que les Sénégalais nés avec la naissance du Sénégal ont connue, on peut retenir qu’ils sont tous des démagogues et des marchands d’illusions.

Pire, ils sont des racoleurs de la République. Prêts à n’import quel deal pour profiter encore des prébendes. Or, leurs petits-fils sont aujourd’hui mâtures. Voilà qu’ils disent à qui veut les écouter, qu’ils ont des solutions miracles pour pacifier la Casamance, pour régler les problèmes de l’électricité, du chômage, etc. Que ne l’ont-ils pas fait pendant qu’ils étaient aux affaires avec le président Abdoulaye Wade ? Chez les damnés du Pds qui ne pourront leurrer les Sénégalais avec leur profession de foi, Idrissa Seck est le plus perfide. Lui qui dépense 4,8 millions de nos francs pour rallier Dakar à Paris, au même moment où ses militants, des membres de sa famille, ne manquent pas de besoins à satisfaire. Enfin, voici venir le temps de la véritable mue politique au Sénégal, avec, notamment, la relève générationnelle. Qui portera le sceau de Me Abdoulaye Wade et marquera la fin des racoleurs de la République.

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23/01/2012